Carnet de route

Tour et ascensions du Pain de Sucre et du pic d'Asti

Le 05/08/2013 par Olivier

De dénivelé et de longueur modestes, le tour classique du pain de Sucre par la Brèche de Ruine et le col d'Asti traverse de nombreux pierriers et présente quelques passages escarpés. Il est donc à ne pas sous-estimer. Si on rajoute l'ascension du Pain de Sucre et celle du Pic d'Asti, on obtient une belle randonnée avec des passages demandant quelques notions d'assurage.

 

Le départ du parking sous le col Agnel peut permettre d’éviter la cohue aoutienne montant au col Vieux et d’accéder directement aux pentes schisteuses du Pain de Sucre en restant sur la crête frontière. Encore faut-il y penser !  Sinon, l’arrivée à ce col reste époustouflante, avec sa magnifique vue sur le lac Foréant dominé par la Taillante.

Plusieurs sentiers mènent au sommet, nous choisissons celui à main droite, apparemment moins emprunté ce jour. Le vent est fort, il faut être bien sur ses appuis. Le sommet, ultra fréquenté à cette période, offre néanmoins de la place pour tout le monde, sur ses 40m de crête horizontale.

Pour la descente, nous restons à main droite, afin de ne pas louper la sente cairnée qui rejoint la descente de la Rocca Rossa. Nous l'empruntons pour attraper l’itinéraire balisé en vert qui mène à la Brèche de Ruine. Il est à noter que les milieux humides sont très sensibles et protégés ici. Il faut bien rester dans les clous !

Courte descente versant Guil avant de remonter au magnifique lac d’Asti, à la base du glacier fossile éponyme. C’est l’entrée dans un univers encore plus sauvage, à l’écart des foules.

 

La suite est évidente, il faut rejoindre le petit col à l’est du pic d’Asti et de sa tour Gina, moyennant quelques traversés de névés très faciles.

L’ascension du pic d’Asti est bien balisée (en vert, quoique la peinture est par endroit un peu effacée !) mais est très escarpée et vertigineuse. C’est donc encordés que nous la gravissons cette fois.

Il faut rejoindre la brèche entre la tour Gina et le pic, puis traverser les vires à main gauche. Les vraies difficultés commencent là : une rampe ramène sur le fil de l’arête, qu’il faut franchir pour accéder à un système de vires. Il faut remonter celui-ci par quelques pas d’escalade (II/III) pour rejoindre le fil de l'arête au moment où elle se couche, peu avant le sommet.

La descente s’effectue par le même itinéraire. Il est cependant possible de tirer quelques rappels, grâce à la présence de maillons, pitons, chaînes, que l’on peut aussi utiliser à la montée.

Une fois de retour au col, on bascule en Italie, sur 100m de dénivelé négatif dans le vallon de Giarus. Il faut guetter une sente cairnée qui part à main droite vers un petit collu qui ramène dans le vallon sous le Pain de Sucre où nous aurons le plaisir d’apercevoir une petite famille de chamois, avant de rejoindre la crête frontière, que l’on suit jusqu’au col Agnel.

 

Nous avions l’idée de réaliser une petite vidéo clin d’œil à Claude, mais ne s’improvisant pas vidéaste qui veut, elle fut abandonnée au profit des plus classiques mots et photos. Ainsi, nous profitons de ce carnet de route pour te souhaiter, Claude, un prompt rétablissement. C’est l’occasion aussi d’avoir une pensée pour tous ceux qui se sont blessés cette année et plus généralement, pour tous ceux qui traversent des périodes difficiles.

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